Être et avoir
7 maja 2008 o 23:40 w film, irom

Être et avoir - l''affiche

Être et avoir, un film documentaire réalisé par Nicolas Philibert, aborde le thème de l'éducation des enfants de provenance provinciale. On observe au travail un instituteur de cours préliminaires qui fait un immense effort pour inculquer à ses protégés les notions de base : les nombres, l'alphabète ou les principes de grammaire, à ne pas omettre les leçons de moralité, les éléments de l'hygiène, enfin l'introduction à la vie sociale. Le maître, doté de patience, fait émerger un extraordinaire talent de la tutelle. Cependant, malgré son labeur, Julien, Olivier, Guillaume, Létitia et d'autres disciples étant au début de leur parcours scolaire rencontrent de nombreux problèmes de nature diverse : un litige a fini par un combat, une crêpe est tombée par terre, un proche est allé à l'hôpital.

La majorité des plans dans le film est cadré avec un trépied. De plus, le monteur ne s'est pas dépêché. Il nous propose des longues prises, en imitant le rythme de la vie à la campagne. Les créateurs se sont mis d'accord à y insérer – si possible – une quantité minimale de la musique. Tout cela nous donne une image juste et complète du quotidien à la province. On voit la progéniture dans tous les domaines de vie ; non seulement à l'école, mais aussi effectuant leurs taches domestiques, faisant leurs devoirs, pendant leur temps libre, ou même à la conduite d'un tracteur. 

Pourtant, quand on passe à l'école, le metteur en scène tente à idéaliser les relations entre le maître est ses élèves. La vision offerte semble un peu incroyable : les scènes sont pleines d'humour et des observations lucides. Mais vu l'expérience scolaire d'un Français statistique cela s'avère peu probable. Néanmoins, cette image exaltée des méthodes éducatives peut mener à imprégner les spectateurs de bons exemples. Il faut souligner qu'après quelque mois de tournage les petits héros se sont habitués à la présence de l'équipe cinématographique et ont commencé à se comporter de la façon naturelle et spontanée.

Les enfants seuls sont la raison suffisante pour aller voir le film. Leurs efforts à comprendre, à maîtriser les ambiguïtés de ce monde éveillent le sourire chez tous les gens capables de découvrir dans leurs âmes une particule enfantine. Tout cela provoque que chaque spectateur a quelques scènes favorites, qu'il retient avec tendresse et raconte aux amis. C'est un véritable plaisir de regarder les rapports entre le maître et les élèves avec lequel nous pouvons apprendre nous-mêmes comment procéder avec eux. Le film traite le spectateur comme s'il était un oncle, capable d'observer les enfants sans devoir se soucier des responsabilités liées à en avoir son propre. Être et avoir est un certain regard. Le metteur en scène a accompli l'infaisable : dans une forme si courte et rarissime il a réussi à enfermer tout un esprit enfantin si proche à chacun de nous…
Avec Michał Kapko
 

Wojciech Mosiejczuk @mosiejczuk
filmowiec i romanista zainteresowany wszelkimi formami narracji, od książek po media wizualne
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