Colons et colonisateurs
12 maja 2010 o 13:20 w irom, historia

Le début de la littérature africaine fut un tournant dans l’histoire du continent. Pour la première fois le peuple oppressé de l’Afrique reçut une chance de parler avec sa propre voix, même si la langue était celle des occupants. Pourtant, après une vague de l’intérêt (prix Goncourt 1921 pour Batouala, véritable roman nègre) qui poussa l’attention des européens vers la situation en Afrique, la culture populaire se montra insensible aux problèmes des noirs. Les habitants de l’Europe avaient pas mal de raisons et d’excuses de ne pas se percevoir par des yeux des nègres. Les raisons d’une telle différence de perception peuvent sembler évidents : chaque partie du conflit essaie de justifies sa cause. Mais à tout cela s’ajoutent encore quelques facteurs très importants, tous liés à l’histoire de l’Europe.

L’image d’un blanc dans la littérature africaine, bien qu’il ne soit pas choquant, est certainement défavorable. Même les qualités qu’on appellerait des avantages sont souvent présentés de façon négative, comme notre progrès technologique qui est opposé à la nature et spontanéité. Déjà dans Batouala de René Maran, où les blanc n’apparaissent que grâce aux pensées et paroles du héros principal, leur image est clair. En mourant, Batouala dit „tout ce qu’il avait a reprocher aux blancs, – mensonge, cruauté, manque de logique, hypocrisie”.

Il est évident dans l’œuvre de Maran que la culture européenne et „africaine” (un terme vaste) sont incompatibles. Pourtant, les blancs apportèrent en Afrique ce qu’ils avaient de pire : armes, alcool, violence superflue. Ils tuaient, ils buvaient. De plus, il faisaient les nègres tuer les autres nègres. Ils leur donnaient de l’alcool qui détruisait les communautés noires. Mais avant tout, ils montraient leur supériorité.

En Europe, par contre, le colonialisme fut perçu plutôt favorablement. Étant un résultat direct de la pensée raciste du XIX siècle, il fut considéré comme acte de pitié sur les civilisations moins développées. Bien que les journaux ne firent pas d’appels tells que le fameux « Exterminez tout ces brutes ! » de Joseph Conrad, il ne manquait pas des voix de support pour l’expansion coloniale. La massacre d’Omdurman fut présentée comme un succès de la technologie européenne, non pas comme un génocide. D’après Sven Lindqvist, un écrivain suède contemporain : « ce n’était pas le savoir qui nous manquait, c’était le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer des conclusions ».

Les œuvres comme Au cœur des ténèbres ou Le rêve d’Higginson de Robert Cunninghame Graham qui critiquent la colonisation et ses crimes restent au marge de la création européenne. On parle pas de nos propres crimes. Faute de discussion, les pas légales ne suivent pas. Les crimes du colonialisme jusqu’aujourd’hui ne furent pas reconnu comme génocide.

Les crimes des européens ne sont pas enregistrés dans la conscience commune. Le nombre des films sur la colonisation de l’Afrique est très petit, les sources encyclopédiques sur les livres de la Négritude sont très faibles. On tend à l’oublier en grande partie à cause de l'Holocauste et du nombre des victimes de la deuxième guerre mondiale. La plupart des habitants de l’Europe ne se rend pas compte que le génocide plané par Hitler et ses projets d'annihiler des nations entières furent déjà réalisés en Afrique coloniale. Ainsi on préfère se focaliser sur notre propre malheur que d’admettre qu’on est auteur du paradigme qui a encouragé NSDAP à demander plus de l’ « espace vitale ». C’est la philosophie impérialiste qui rendit tout cela possible.

Même 70 ans après Batouala Sven Lindqvist dans son livre Exterminez tout ces brutes ! sur le génocide de la colonisation d’Afrique ne mentionne pas la littérature africaine. Soit il ne considérait pas les auteurs francophones des sources véritables d’information, soit il préférait se concentrer sur des œuvres européens, toujours plus radicales dans son colonialisme et anticolonialisme. De plus, la littérature africaine francophone, étant héritage culturel de « ceux qui survécurent le pire période du colonialisme » n’abonde pas en images des massacres faites par les blancs. Les plus sombres cartes d’histoire peuvent être découvertes seulement par ses auteurs, parce que les victimes sont déjà mortes. Bien que notre image dans la littérature africaine est défavorable, il n’est pire qu’à cause de l’efficacité terrifiante des colonisateurs. Dans un des livres de Terry Pratchett on lit : « Le meilleur assassin est celui dont personne n’a jamais entendu parler. »

Les crimes de la colonisation, jamais récompensées, jusqu’ici restent telles aussi dans le domaine de la culture. Notre image des colons et colonisateurs est toujours construit à la base des œuvres européens, la littérature africaine étante en dehors de la culture populaire. L’Afrique est perçue comme un continent pauvre et sous-développé. Peu de gens en Europe sont conscients que c’est la culture européenne qui est le source de ces problèmes.

Wojciech Mosiejczuk @mosiejczuk
filmowiec i romanista zainteresowany wszelkimi formami narracji, od książek po media wizualne
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